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lundi 15 juin 2009

~~~~~~~~~~~~ CARNET DE ROUTE
~~~~~Kirghyzstan~~ 6 juin - 8 juillet 2009

Frontiere Kirghize


C'est amusant de voir le cote artificiel des frontieres :




A notre gauche, on apercoit une chaine de montagnes enneigees qui montent a un peu plus de 4000m. A droite il y a des etendues immenses, avec des chevaux qui galopent. Ils donnent l'impression d'etre totalement libres.




Au milieu, c'est nous, sur une piste que l'on suit depuis Qarqara, le dernier village Kazaque 2h avant la frontiere. Tout respire les grands espaces et la liberte.
Et devant nous, on devine une barriere a l'horizon qui barre uniquement la piste sur laquelle on est, avec une baraque a cote et les drapeaux des deux pays. C'est le terminus des lignes electrique et telephonique que l'on suit depuis ce matin.


Ca parait tellement ridicule, et ca contraste tellement qu'on s'arrete un moment.
J'imagine que de la bas ils viennent de nous apercevoir et se demandent ce qu'on fait...
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Allez, on y va ?

Tout mélangé

Mercedes, Allah et Com !

Depuis Balykchy, nous avons fait un aller-retour a Bishkek en mini-bus (avec les 4 velos et toutes les sacoches !), pour quelques formalites administratives.
Mais pourquoi le chauffeur prepare-t-il des billets de 20 com (30cts d'euros) consciencieusement roules et coinces dans le tableau de bord ?
On ne roule pas si vite finalement, contrairement a nos craintes lorsque le chauffeur a lance un heil Hitler a ses collegues en partant. Tout en conduisant, le chauffeur telephone, ramasse un bout du volant tombe par terre, nettoie la graisse de velo (et oui !) sur son pantalon en versant de l'eau dessus, et de temps en temps, se met la ceinture sur l'epaule, histoire de dire, quand on arrive dans un village...
Un petit medaillon d'Allah pend au retroviseur, pour nous proteger sans doute...
Regulierement le chauffeur embrasse son volant, "son mercedes, c'est sa femme !" ... une femme de 830 000km quand meme !
Soudain, il fait mine de tirer avec un pistolet sur quelque chose...un flic ! on passe devant et il arbore un grand sourire "super on ne s'est pas fait arreter !". Allah est avec nous !
Rebelotte, autre flic, il sort son pistolet imaginaire et mitraille avec les bruitages qui vont bien, on se croirait avec un enfant...
Cette fois, on se fait arreter. Le chauffeur attrape un billet de 20 com et descend, echange quelques mots et le billet avec le flic et remonte dans le bus !
La scene se repete 5 fois sur le trajet. Quand la reserve de billets est epuisee, il fait semblant de pleurer devant son medaillon d'Allah, tout en sortant de sa poche les prochains bakchichs. La plupart du temps il s'en sort avec 20 com et revient en souriant, sauf quand il doit debourser un peu plus.

On adore ca !!! C'est la pause Koumiz

Euh precision : ce n'est pas le Koumiz qu'on adore, c'est tout ce qu'il y a autour ! meme si on s'habitue petit a petit, et que les gouts peuvent etre tres differents selon la duree de maturation, la fermentation et le contenant !




Imaginez : on pedale depuis 1 ou 2 heures, et on se sent bien dans l'air du matin.
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La piste se rapproche d'une yourte ou d'une habitation.
Avec les velos et les sacoches, forcement on ne passe pas inapercu, et comme d'hab, les enfants courent vers la piste pour nous faire coucou (il y a aussi la version "les chiens courent vers nous en aboyant", mais j'aime moins).
Derriere les enfants, les adultes apparaissent et font des signes pour nous inviter.


Et la, c'est le top : on se retrouve au milieu de la famille.



Koumiz ? Ca ne se refuse pas...
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Apres, on partage le tchai et le pain fait a base de farine, d'eau et de lait qu'ils font cuire au fur et a mesure. Avec un peu de beurre ou de creme dans un bol, c'est divin !
On fait connaissance : d'ou on vient, si on est marie, si on a des enfants, qui ils sont les uns par rapport aux autres (babouchka ? malchik ? sistra ? mouch ?), ou sont les troupeaux, s'ils vivent la toute l'annee ou qu'une partie...
Parfois on ne comprend pas grand chose, quand ils ne parlent que kirghize et ne comprennent pas le russe, mais ces moments sont vraiment parmi nos preferes !
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Une belle grimpette, une belle recompense
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On vient de terminer la pause Koumiz et il faut remonter en selle. Ca monte doucement sur la piste que nous avons prise a Sary Bulak. On en profite car on sait que bientot, ca ne sera plus pareil. 1000m de denivele a faire sur 10km...on evite de calculer le pourcentage de pente.
On passe a cote de femmes qui lavent des tapis dans la riviere. "Skolka kilamietr ?" 40km !!! aie aie aie, heureusement qu'on sait maintenant que tres peu ont une notion correcte des distances. On prefere se fier aux indications de la carte qui pourtant a des erreurs de 10%...

Et on s'attaque a la piste, les quadriceps chauffent, les moteurs des camions que nous doublons le capot grand ouvert aussi a priori ! les enfants descendent a la riviere chercher de l'eau pour les refroidir.
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Enfin, on atteint le col a 3400m, avec un "mur de neige sur le cote" nous avait dit des parisiens qui redescendaient en voiture (en fait de mur, ce n'est jamais qu'un gros tas de neige...Albane est decue)...
On n'est pas peu fiers de nous et on passe 1/2h a caler des cailloux pour faire tenir l'appareil photo dessus et utiliser le retardateur pour immortaliser tout ca !
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De la, belle vue sur le lac Song Kol a 3000m vers lequel on redescend.
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Au bord du lac, 1er passage a gue du voyage, sacoche apres sacoche, velo apres velo, on tranfere tout notre bazar en passant en equilibre sur des planches qui font trempette dans l'eau quand on est trop lourd !



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Pas facile de vivre a Suusamyr !





Suusamyr est un village de 2000 habitants, perche sur un plateau a 2000 m d'altitude.



On y accede par la piste qui relie Kochkor (a l’est) a la route principale Bishkek - Toktogul (nord sud). Au sud, la piste s'enfonce entre des falaises instables et la riviere qui bouillonne.




Nous passons une soiree avec Gulmira qui habite dans le village. Sa maison est indiquee par le panneau "tourist informations". Elle accueille regulierement des cyclotouristes et nous pouvons dormir dans un logement attenant au sien, sur de gros tapis.
Son mari est economiste. Il n'est pas la, car il travaille en partie a Suusamyr et en partie a Bishkek (env. 200 km). Elle nous explique qu'il y a peu de travail dans le village : juste une pharmacie, quelques magasins et une ecole. Pas de boulanger. La grande majorite des gens vont travailler dans la capitale ou les villes alentours. Ses 4 enfants sont donc partis dans les villes. Elle eleve les enfants de son fils pendant qu'il travaille.


La maison est simple : 2 pieces dont une qui sert de cuisine.



Dans la cuisine, comme dans toutes les maisons que nous avons vues, le seul point d'eau est un lavabo proche de la porte d'entree, qu'on alimente avec un petit reservoir de 5 litres place au-dessus, et qui se deverse dans un seau. Et de l'autre cote de la porte, on trouve le poele a charbon.





La seconde piece est un salon - chambre, avec des couvertures pour dormir (le petit fils de Gulmira dort d'ailleurs la) et une tele allumee. L'antenne satellite permet de capter les chaines en russe, mais il n'y a pas de chaine kirghize !






Les toilettes, c'est comme partout une cabane au fond du jardin : et vive le riz !



Pour faire sa toilette, il y a un bania dans le jardin : c'est une petite piece dans laquelle on fait chauffer de l'eau. On ne peut l'utiliser qu'en ete, mais qu'est ce que c'est agreable apres une journee de velo !!!




Notre petit dejeuner vient du jardin : des beignets a la pomme de terre, le seul legume qui pousse ici. Contrairement a Kyzyl Oi ou nous etions la nuit derniere (500 m plus bas), les tomates n'ont pas assez de chaleur pour murir. Les tomates, c'est l'altimetre du coin ! Presque tout (farine, sucre, legumes...) est achete a Kara Balta, une ville proche de Bishkek.

En hiver, Suusamyr est sous 2 metres de neige. L’hiver dure habituellement de mi octobre a mi avril, avec des temperatures moyennes entre -35 et -45 degres. Pour chauffer les deux pieces de sa maison (40 m2), il faut chaque annee 4.5 tonnes de charbon ! Il faut dire que du point de vue isolation, il y aurait a faire !

Le charbon vient de la mine au-dessus de Chaek, qu’on a traversee en redescendant de Song Kul (photo des wagons dans le journal de Bidulstan).
La piste est deneigee, ce qui est impressionnant vus les eboulements et les pentes raides qui la surplombent !



Cet hiver (2008-2009) a ete plus long que les autres annees, et beaucoup de bêtes sont mortes dans les etables, faute de reserves suffisantes de foin. Les 2 vaches de Gulmira ont heureusement resiste. Elles les a confiees a son frere qui les a joint a son troupeau en montagne.


On emporte avec nous quelques beignets ... a la pomme de terre que Gulmira nous a prepare pour le petit dejeuner et le trajet. On s'arretera pour les deguster avec sa fille, en vacances pour 1 semaine dans le wagon de sa tante situe sur notre route (photo dans le journal de Bidulstan).

Fumee noire et fumee blanche










Kuf kuf kuf. Derriere nos foulards de cow-boys on suffoque ! Et cette piste qui n’en finit pas ! Ca grimpe, ca grimpe. Et regulierement on est plonge dans un nuage de poussieres souleve par le vent ou les engins, quand ce n’est pas la fumee noire des camions qui peinent a monter. Je ne vois plus Albane dans mon retro… la piste devant non plus d’ailleurs. Je m’arrete pour attendre que le nuage se depose un peu. C’est quoi tous ces travaux ? Pourquoi tous ces camions chinois ?













On nous avait parle de la montee Osh - Sary Tash, connue des cyclos pour ses 2600 m de denivele en 3 jours, et la piste raide sur laquelle nous sommes pour atteindre le col a 3600m.


Sary Tash est le dernier village kirghyze d’ou on peut rejoindre la Chine (70 km) ou le Tadjikistan (45km).


L’axe Osh (Kirghyzstan) – Sary Tash - Kashgar (Chine) est en grands travaux cette annee. Le passage de la frontiere par Irkestam est depuis quelques annees le plus simple au niveau administratif entre les deux pays, d’ou tous ces camions chinois. Au niveau geographique par contre, il s’agit d’un col d’altitude que l’on atteint par une tres mauvaise piste. On verra ca dans quelques semaines en rejoignant la Chine...

Petit ajout apres coup : la montee d'Irkestam, aussi emblematique soit-elle, n'est finalement pas si difficile que ca apres l'experience du Tadjikistan (Wakan).


Un arrangement a dernierement ete trouve entre chinois et kirghyzes pour entreprendre de grands travaux sur tout l’axe (env. 450 km). Le dimanche, par exemple, les chinois travaillent au Kirghyzstan pendant que les locaux se reposent…

Bientot la fin du Kirghyzstan

Bonjour !

Nous voila a Osh, au sud du Kirghyzstan, a la croisee des chemins venant de l'Ouzbekistan, du Tadjikistan, et de la Chine...on y a rencontre beaucoup de cyclistes, on echange les infos de routes et frontieres, les bonnes adresses, les petits trucs qui permettent que tout se passe bien !

Demain nous partons pour Sary-Tash, puis pour le Tadjikistan ou nous passerons 3 semaines, avant de revenir au Kirguizstan pour passer en Chine.


Il y a beaucoup de choses qu'on aurait aime vous raconter mais le temps nous manque (mais si, je vous promet !)...alors je vous mets ca en vrac ! Il y a ....

Le vent de face qui deprime Benoit, pendant qu'Albane, un peu protegee derriere lui (tres protegee en fait, mais chut ;-) !), cherche le positif "mais c'est joli quand meme, tu trouves pas? !"
Les jours ou le vent de face se combine a une montee et a une petite forme a cause de problemes digestifs...
La pluie, la grele et le pari a faire : "on sort tout l'equipement ou ca va vite passer?"
La joie de decouvrir un cafe juste apres un tournant quand la pause dejeuner se fait attendre
Les chiens " courra apres le velo ou pas ?", "veut me croquer les mollets ou juste se faire bien voir de son maitre?"...on essaie plein de methodes : leur parler, aboyer, brandir le baton qui nous sert de bequille ou lancer des cailloux, le tout en continuant de pedaler ! en rentrant, on aura peut-etre notre diplome en psychologie canine ! on essaiera l'option de s'arreter si vraiment le reste ne marche pas.
La ville fantome de Ketmen-Dobo, au milieu de montagnes russes, qui devrait etre la, apres cette montee...rien."Ketmen-Dobo ? 1 km, juste apres cette montee", ils sont du coin, on peut leur faire confiance...5km plus loin, toujours rien, il est 20h et on plante la tente a cote d'un cafe au bord de la route. Cette ville a en fait ete deplacee de 10km sur la carte ! Enfin le positif, c'est qu'on dine au cafe de succulents pirminis au lieu de devoir se faire a manger ! Bel orage qui nous trempe, et sublimes couleurs du coucher de soleil sur le lac, derriere les nuages noirs.
Les bazars des villes ou on peut tout trouver, il suffit de ....trouver ! ce qui peut etre extremement long !
Abdelaik, le jeune garcon Ouzbek qui nous a guide ce matin a travers tout le bazar pour nous amener devant l'unique stand qui possedait les 2 uniques patins de frein du bazar dont on avait tant besoin pour partir demain ! sans lui, je crois qu'on passait encore une semaine ici !!
Ce monsieur assis sur le trottoir avec sa balance a cote, sur laquelle on peut se peser pour 1som. Il annonce fierement et solonellement le chiffre !
Cette dame qui a tout de suite compris qu'on acheterait bien quelques abricots et qui nous tend abricots et pommes et nous appelle avec de grands gestes et un grand sourire ! c'est tellement agreable !
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Bientot le Tadjikistan, en tete a tete, puisqu'on quitte Ben et Sylvie a Sary-Tash d'ou ils vont en Chine...on a hate de decouvrir ce pays dont on nous a dit tant de bien !

Nous n'aurons probablement pas internet au Tadjikistan alors les prochaines nouvelles sur ce blog seront dans 1 mois 1/2 ! vous pouvez partir en vacances ! A mois qu'on ne croise un cyber a 4000 m d'altitude ?

A bientot donc

Retour chez Farida

3 août 2009 : Depuis ce matin, on pense a la famille de Farida. Voila presque 1 mois qu'on avait quitté le Kirghyzstan pour faire une boucle au Tadjikistan...

On a du alonger les 3 dernieres etapes a cause des dates de visa. 100 km aujourd'hui, avec deux pass a 4300 m dont la frontiere entre le Tadjikistan et le Kirghyzstan ou on avait dormi a l'aller (voir article nuit au poste).

Apres 1 mois de soleil au Tadjikistan, l'orage et la grele nous retrouvent sur les contreforts du Pamir, au meme endroit qu'a l'aller. On aurait envie d'etre deja chez Farida, a Sary Tash, et ca nous aide a pedaler.

Farida nous accueille comme de la famille. Elle semble aussi heureuse de nous revoir apres 1 mois. On s'installe autour de la topchan, et elle nous apporte de la confiture de framboises (on y pensait sur nos velos !!) du pain et du the. hummmmmmm ! Ca change du Tadjikistan !!!


Marcel (3 ans) est dehors avec son pere Saparbai qui lui apprend a tenir sur le cheval. Marcel est tout fier et lache les mains quand Saparbai ne regarde pas. On prend sa suite, mais avec les mains...


Le lendemain, le fils et des amis tuent une chevre et la depecent, pendant que Farida et sa fille Nazgul preparent les abats. Marcel aide a sa facon, en apportant de l'eau et en eloignant le chien a coups de pieds.













A midi on se retrouve sous la yourte, juste a cote de la maison, ou on deguste ces morceaux de choix. La famille a une trentaine de chevres. Ils en tuent une toutes les 2 semaines environ.
On se sent un peu chez nous ici et on est heureux. On resterait bien 1 semaine comme nous le propose Farida, mais demain depart pour la Chine... toujours ces histoires de visas !
~~~~~~~~~ LE CARNET DE BIDULSTAN ~~~~~~~~~

Bidulstan du Kazakhstan au Kirghyzstan


Bonjour !

Nous voila au Kirguistan apres 10 jours de velo et d'aventures !
En velo, on va tout doucement et on a le temps de voir plein de choses.

Le paysage defile doucement : apres les grandes plaines desertes du Kazakstan, on est monte dans les montagnes, et c'est devenu plus vert. On est content d'avoir achete des fruits secs au marche pour nous aider dans les montees.

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Le plus beau, ca a ete en arrivant au Kirguistan : la piste serpente entre des montagnes tres vertes, entrecoupees des rivieres.

Comme c'etait en fin de journee, on a croise beaucoup de troupeaux, des moutons, des chevres, des chevaux, des vaches... "beeeee, meeeee, hiiiiiii, meuh !!!"
Les bergers qui les gardent sont a cheval et courent dans tous les sens pour ramener les betes pas tres sages ! a cote, leur chien se promene tranquillement et ne fait pas grand chose ! Ici, meme les enfants de 4 ou 5 ans montent sur des grands chevaux, parfois a 2. Ils aident leurs parents a ramener les betes ou viennent nous voir sur le bord de la route.

Quand on traverse les villages, les enfants courent a cote de nous avec leur cerf-volant ou pour nous taper dans la main, et ceux qui ont un velo veulent faire la course avec nous ! Ils rigolent beaucoup en voyant les velos couches de Sylvie et Ben, et ils se demandent s'il faut pedaler avec les mains !

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A Kegen, le dernier village au Kazakstan, on a rencontre des enfants qui pechaient en slip dans la riviere, tout en riant et en grelottant a cause du vent froid !
Ils avaient un grand drap et a 2, ils le tiraient dans la riviere en tenant un bout au fond et l'autre en surface. C'est impressionnant tous les petits poissons qu'ils ramenaient a chaque fois ! ils remontaient alors sur l'herbe au bord de la riviere et les mettaient dans une bouteille en plastique remplie d'eau. Quand les poissons etaient trop petits, ils les remettaient dans la riviere.


Tous les soirs, il faut trouver ou planter notre tente, et souvent on demande a des gens de camper pres de leur maison, comme ca, on peut les rencontrer et s'entrainer a parler russe ! elle n'est pas facile cette langue, heureusement qu'il y a parfois des dessins pour nous aider.


Pour notre premiere nuit au Kirguistan apres la frontiere, on a demande a 2 garcons qui jouaient au ballon au bord de la route si on pouvait planter la tente chez eux, ils ont dit oui et on a ete voir leur maman qui nous a bien accueillis. Quand on leur a dit qu'on etait Francais, ils nous ont parle de Zidane.
Janovek, le plus jeune de 8 ans, a voulu monter sur le velo d'Albane, mais avec le poids des sacoches il basculait !
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On a installe notre tente entre les bouses de vaches, tout en repoussant un petit agneau qui avait perdu sa maman et voulait nous faire des calins ! La maman de Janovek le nourrit au biberon.
Ils nous ont propose de l'eau qu'ils font chauffer avec des braises dans un Samovar, l'appareil bien special qui est sur la photo. Les braises sont au centre et l`eau chauffe autour. Un petit robinet permet de se servir.
Pendant ce temps, Janovek et son frere Daniarh ont selle leur cheval et on a echange nos 2 velos contre leur cheval le temps de la soiree ! Ils se sont amuses comme des fous sur la piste, a fond dans les descentes ! Benoit se demandait s'ils savaient freiner ! et nous avons pu faire des petits tours de cheval !

La nourriture ici est tres bonne, mon plat prefere c'est les Lagman : c'est une soupe avec des spaguettis assez grosses faites a la main, des petits morceaux de viande et de legumes (poivrons, tomates, oignons).
Il y a aussi les Mantes (prononcer manteu) : ce sont de tres gros raviolis, de la taille d'un poing, fourres avec de la viande et des oignons.
Et en meilleur, il y a les Pirminis, de petits raviolis cette fois, de la taille d'une noix, fourres aussi a la viande, et servis dans une soupe ! On en raffole !
Parfois au bord de la route, il y a des vendeurs de Chachlik, ce sont des brochettes avec des morceaux de viande de mouton et de gras, qu'ils font griller sur un barbecue.

Les pains aussi sont differents : ronds et plats, plus epais sur les bords qu'au centre, avec de jolis dessins en cercle dessus.

Et on boit beaucoup de Tchay, du the, qu'on peut demander soit nature (Chiorney qui veut dire noir, meme si c'est du the vert !), soit avec du Malako (lait).

Mais le pire que j'ai decouvert, c'est le Coumiz, le lait de jument fermente ! Benoit a courageusement achete une bouteille, et on a tout essaye : en apero, en dessert, avec des flocons d'avoine (la c'etait vraiment pas bon !). Depuis la bouteille traine toujours dans une sacoche...
Quand il a ouvert la bouteille, ca a fait un grand pshiiiittttt comme si on ouvrait une bouteille de limonade. Le gout c'est un peu comme du lait avec de la limonade, un peu acide et avec un petit gout fume.
Tout le monde y a goute sauf Ben qui etait reticent alors il a fallu l'aider un peu !

De Karakol a Toktogul

Lac Issy Kol




On s'est repose quelques jours a Karakol. J'ai bien aime le bazar : c'est comme un grand marche ou on peut tout trouver. Benoit et Albane cherchaient des vis pour les velos et ils avaient l'air d'avoir du mal a expliquer ce qu'ils voulaient : on a passe au moins 1/2 journee dans le bazar a chercher ca, en zigzagant entre les stands de samsas (des feuilletes triangulaires fourres a la viande et aux legumes, super bons), de gateaux, de vetements, de piles, et finalement d'outils... un vrai bazar comme son nom l'indique, mais c'est quand meme organise avec un coin fruits et legumes, un coin linge, un coin bricolage....
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On a ensuite longe le lac Issy Kol qui veut dire "le lac chaud".
En fait il n'est pas chaud du tout, mais c'est parce qu'il ne gele pas en hiver car il contient un peu de sel. Je l'ai goute mais ca ne se sent pas.

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Le lac est tellement grand qu'on ne voit pas toujours les montagnes de l'autre cote. Il parait qu'il est plus grand que le lac de Geneve en Suisse : on se croirait a la mer ! Le midi on pic nique au bord du lac. Il fait chaud meme si on a pedale sous la pluie presque tout le matin.
Au dessus du lac, dans les montagnes, il y a une des plus grosses mines d'or du pays.

Le soir, on est arrive a Tamga, au sud du lac. Ici les enfants doivent aller a l'ecole pendant les vacances cet ete car cet hiver il n'y avait pas d'electricite et il faisait trop froid pour aller a l'ecole. Les autres enfants du Kirghizstan sont en vacances 3 mois, de juin a aout.

Le train de Sary Bulak



J'ai une devinette : quelle est la particularite du train de Sary Bulak que vous voyez sur la photo ?







Reponse (apres avoir cherche seulement !) :

Il n'y a pas de rails : ce sont juste des wagons poses la qui servent ici de magasins et de cafe.



On en croise beaucoup au Kirghizstan en montagne ou au bord des routes. On n'a pas encore reussi a savoir d'ou viennent tous ces wagons : c'est apparemment de la recuperation de trains russes.


Les wagons servent aussi de maisons pour l'ete en montagne. Ils sont deplaces avec un enorme camion russe a 6 roues.


On en a vu aussi pour loger les ouvriers d'une mine de charbon en montagne.


Le lac de Song Kol

A Sary Bulak, on quitte la route pour suivre une piste qui me secoue dans tous les sens. Albane et Benoit ont mal aux bras et aux mains a force de rouler dans les cailloux !

Au bord de la piste, il y a plusieurs maisons et etables. Les gens nous invitent en nous faisant des grands signes. Ca commence toujours par un bol de Koumiz. Apres on nous offre du the avec du pain chaud et du beurre : c'est trop bon ! Si j'oublie, rappelez moi de vous raconter comment on fait le pain ici !

Apres 2 jours de piste, on arrive au lac de Song Kul, a 3000 m d'altitude dans les montagnes.








Et la, surprise, je vois mes premiers yacks !!!


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Des que le soleil disparait, on grelotte. Heureusement que j'ai mon bonnet bleu avec son pompon rose et mon echarpe (merci Paola et Maelle !). En hiver, le lac est completement gele et on peut rouler dessus !
On reste toute une journee au lac, Benoit, Albane et Sylvie se baignent meme dedans en poussant des grands cris....ca a l'air froid ! Moi je me contente d'aider Ben et Benoit a faire la vaisselle...

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Ca fait juste quelques jours qu'il n'y a plus de neige sur la piste qui passe a 3400 m d'altitude.
Les bergers arrivent peu a peu a cheval avec leurs troupeaux.
Le reste de la famille monte en camion avec la yourte demontee.

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Le montage de la yourte

En arrivant, toute la famille monte la yourte (bozu en kirghize). En 2 ou 3 heures c'est fait !










On deplie d'abord les murs qui sont en croisillons, pour les mettre en cercle. Les bois tiennent entre eux avec des lanieres de cuir.

Ensuite, on met en place le tunduk (photo a gauche) a l'aide de perches, c'est le sommet de la yourte qui sert de fenetre. Autour des murs, on met des decorations, puis des peaux pour proteger de la pluie et du vent.

Au dessus du tunduk, une calotte est rajoutee. On la plie et la deplie avec des cordes pour donner de la lumiere, evacuer la fumee.
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Une drole de vie !

Les bergers kirghizes sont semi-nomades : en hiver, de novembre a avril, ils vivent dans les villages en vallee ou il fait moins froid et ou ils peuvent mettre leurs betes a l'abri (vaches, chevaux, moutons, chevres). Des que la neige fond, ils montent en montagne avec leurs troupeaux ou ils restent pendant 6 mois pour que les animaux mangent de l'herbe fraiche.

Toute la famille habite alors dans une yourte avec parfois un wagon a cote. Les bergers n'ont pas d'autre travail : quand ils ont besoin d'argent, ils vendent une bete.
Cette annee, l'hiver a ete tres froid et il y a eu beaucoup de neige. Les bergers sont montes 1 mois plus tard que les autres annees.

Partie de foot

A Song Kol, j'ai rencontre une famille de bergers et j'ai joue au foot avec les enfants, sauf Janovek (encore un !) qui preferait faire du velo d'Albane. Il y avait aussi un petit garcon de 4 ans, sur la photo ci-dessus, qui n'arretait pas de repeter "chakalat" ! Devinez ce qu'il avait apercu dans nos sacoches !

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